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Dans un one-clown-show aussi fascinant qu'irrésistible, Claudia Nottale se bat avec les mots pour affirmer sa féminité et séduire son amoureux. »
L'EXPRESS n°2735 du 4 décembre 2003
« Ludor Citrik est, avec Bonaventure Gacon et Claudia Nottale, un pionnier de l'art clownesque qui fait revivre un genre en désuétude, inventant là où tout est à inventer. »
ARTS DE LA PISTE Septembre 2003
« Exceptionnel solo clownesque de Claudia Nottale. Le corps se tortille, un nez rouge pointe puis les mots fusent, tirés des récits de Sainte Thérèse de Lisieux. Une drôle de conférence, qui oscille entre émotion et rire, où les gestes se battent avec les mots. »
L'EXPRESS n°2705 du 8 mai 2003
« "J'ai mis une jupe" se définit comme un "spectacle de clown au féminin", ce qui est une façon de dire mais ne dit pas tout ce qu'il y a de formidable dans ce personnage porté par Claudia N., du travail sur le corps de la comédienne, ni de la poésie d'un geste comme celui de cette main soudain autonome qui s'élève vers le ciel et finit par entraîner tout le corps avec elle.
Travail sur le corps, sur les mots aussi, prolongement de la gestuelle et pas moins difficile à maîtriser.
En ressort l'image d'un besoin inextinguible d'expression qui déborde de manière frénétique, en jaillissements chaotiques, ingénus, drôles et émouvants.
Une belle illustration de l'expression "spectacle vivant". »
MINISTERE DE LA CULTURE
« Claudia Nottale : une générosité magnifique
"J'ai mis une jupe" est l'aboutissement d'une recherche sur le corps en mouvement entreprise depuis plus d'un an avec deux danseuses, Martha Rodezno et Rita Marcher. Moâ est un extraterrestre ou un ange, ou les deux peut-être...
Je me souviens... Je me souviens d'une apparition au milieu du public.
Je me souviens d'un personnage de clown atypique (Moâ), étonné d'être là.
Je me souviens encore mieux d'un corps en caoutchouc, stupéfiant, et stupéfait des sons et des mouvements qu'il produisait presque "inconsciemment", quasiment malgré lui. Je me souviens d'un corps qui n'obéissait pas à son cerveau.
Je me souviens de la peur conséquente. De notre peur.
Je me souviens de nos rires, gênés au début, car tout ce qui se produisait sous nos yeux et sous nos oreilles était inattendu, troublant. Je me souviens de nos rires francs, plus tard, comme si Moâ nous avait forcés à lâcher prise. Peut-être était-il un ange ?...
Je me souviens de notre âme d'enfant, peu à peu réveillée, peu à peu ouverte à l'inconnu, à l'improbable. A la joie, aussi.
Je me souviens des sourires qui flottaient encore à la sortie du spectacle. Je me souviens de la générosité magnifique de la comédienne, musclée par un travail de longue haleine qui n'apparaît jamais, qui se cache sous le talent. Si Claudia Nottale et Moâ viennent près de chez vous, allez à leur rencontre : vous allez vivre une aventure hors du commun. »
VINCENT CAMBIER, "LES TROIS COUPS" 15 juin 2004
« Claudia Nottale :
Son parcours : sixième d'une famille de huit enfants, Claudia passe sa jeunesse entre une mère infirmière, un père capitaine de la marine marchande, souvent absent, et une grand-mère qui lui apprend l'anglais tout en l'abreuvant de ses souvenirs de femme de chambre sur le Normandy.
Convertie au théâtre par un professeur de français, elle entre au cours Simon à 15 ans.
Un an plus tard, elle obtient son premier rôle au cinéma aux côtés de Jodie Foster et de Bernard Giraudeau (Moi, fleur bleue, 1977). Ce tournage la pousse à refuser Diabolo Menthe, de Diane Kurys. Qu'importe, elle enchaîne les rôles au théâtre avec une joyeuse insouciance. "J'apprenais mon métier."
Sa participation au Voyage en terre intérieure (2000), spectacle pour un spectateur aux yeux bandés et une comédienne, change sa manière de jouer. Elle ne veut plus tricher avec ses émotions ni avec celles du public. Naît alors le personnage de Thérèse dans J' ai mis une jupe. "Avec le clown, je suis obligée de prendre en compte tous mes sentiments, même les plus enfouis. Je suis à la fois dans le visible et l'invisible.
Son clown : Thérèse est une femme. Enfin, pas sûr !
Elle a la bouche de travers, le corps tordu et même rebelle - chacun de ses membres vit sa vie. Cachée derrière son nez rouge, elle attend son amoureux. Pour l'ultime rencontre. »
THIERRY VOISIN, L'EXPRESS Mag du 09/05/2005
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