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Nathalie Desouches est née en 1966 à Nantes.
En 1985, sa rencontre à Paris avec Philippe Hottier
(Théâtre du Soleil ) révèle sa personnalité d’actrice.
Un apprentissage de huit ans lui permet de découvrir
les classiques: Shakespeare, Sophocle, Tchekhov, Beckett .
Les formes masquées et orientales : le clown, le kabuki,
le théâtre Nô.
De retour à Nantes, elle joue avec la Cie la Lune Rousse
: "le Piège" de Luigi Pirandello, un monologue avec pour partenaire un
violoncelliste et "Gaspard" de Peter Handke où elle incarne le rôle
titre.
Ce texte est accompagné par deux musiciens et d’un dispositif sonore du compositeur argentin Arthuro Gervasoni.
Deux rôles qui lui ont valu les hommages de la presse.
Complice du peintre et sculpteur Olivier De Sagazan,
elle crée des performances dans le cadre d’expositions d’art
contemporain, dont "La mémoire du corps" et "La condition de la peau".
Avec le Théâtre du Reflet, elle questionne les rapports entre le théâtre et la littérature, à travers des lectures publiques.
De 1999 à 2007 Au Fol Ordinaire Théâtre, elle explore la langue des auteurs contemporains, en majorité.
Travaille tantôt des écritures
dramatiques, exigeantes, voire "savantes" ( Racine, Claudel, Bernard
Noël, Lautréamont, Pessoa…) et d’autres plus baroques et explosives
(Noëlle Renaude, J-Pierre Verheggen, Jacques Rebotier, Novarina…). Sa
rencontre avec le metteur en scène nantais Michel Liard
marque fortement ses choix artistiques, la musique et la parole chez
lui sont intimement liées, elle travaille les textes comme des
partitions de musique, au fil de rencontres avec des musiciens,
compositeurs, maîtres de chant tel que Christian Villeneuve, Dominique Levoadec, Sammy Samson.
Depuis cinq ans elle
dirige des ateliers au sein de la Cie Au Fol Ordinaire Théâtre où elle
enseigne à partir d’écrits poétiques la dimension musicale, la
sculpture sonore des textes et travaille actuellement avec une jeune
plasticienne à la création d’un film documentaire.
Avec la scène nomade Athénor
(Nantes-ST Nazaire), elle présente en 2005 une forme Hybride "Trois
motifs surréalistes pour une folle et un contrebassiste" ; d’après un
texte de Mateï Visniec ; un concert- théâtre où le parlé est à la
lisière du chanté et où elle crée un corps-butô à l’occidental. En 2007
elle crée à la demande d’Athénor une performance de poésie sonore avec
des textes de Ghérasim Luca.
Depuis trois ans ses recherches se dirigent vers des formes plus
innovantes où elle mêle le corps à la langue dans tous ces états du
dire et la sculpture du son comme un théâtre de gestes vocaux qui peut
être écouté et vu.
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